Poissons, oiseaux, soleil, lianes et vers de terre peuplent une île idyllique. Au cœur de cet Eden, deux êtres s’éveillent à la conscience et s’émerveillent ensemble de la vie qui s’offre à eux. Tout en gambadant, ils apprennent à se construire avec quelqu’un en inventant les prémices du progrès et de la civilisation. Ici, c’est le paradis originel : Bob et Sally sont les deux premiers amis du Monde.
Point d’ambiguïté : il s’agit d’un couple de copains. Adam et son pote Adam au pays de l’adorable et de l’insouciance. Mais le soleil a beau sourire et faire des œillades, un malaise diffus fait doucement son nid : le quotidien pointe le bout de son nez, traînant avec lui l’angoisse du temps qui passe. Quel insoutenable sentiment de vacuité lorsque naît la conscience de l’éphémère !
Rongée par ce drame intime et universel, l’amitié originelle vacille... Les failles et les tourments se révèlent au détour d’un reflet dans l’eau ou d’un souffle dans les buissons : l’œuvre devient romantique en diable. Chaque pierre, chaque mousse se charge d’émotion ; Matthias Arégui réussit à décrire avec précision les sentiments complexes qui habitent ses personnages. La sincérité du récit fait mouche, cet Eden incongru devient le théâtre d’une tragi-comédie douce-amère.
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un livre de MATTHIAS AREGUI
Matthias Arégui livre une fable hilarante sur la création. Si la ligne de crête entre un chef-d’œuvre absolu et une croûte minable est escarpée, n’en est-il pas de même pour toutes les productions artistiques ? Pour ce qui est de la réflexion philosophique sur l’engagement de l’artiste, l’auteur se contente, pour délivrer la sienne, d’un magnifique aboiement. — LE MONDE
«Le Nécromanchien» vaut toutou l’or du monde — LIBÉRATION
Avec Le Nécromanchien (éd. 2024), Matthias Arégui explore la difficulté de créer, et nous emmène dans un grand-huit émotionnel humoristique, mais pas cynique. — TÉLÉRAMA
Comme une version canine du film Ghost, Le Nécromanchien est une délicieuse comédie, se moquant avec beaucoup de tendresse des romances à l’eau de rose, des manuels de développement personnel ou de relations homme- animal, et brocardant avec malice le monde de l’art. — BODOÏ
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