JULES ROSTAING & TELORY
Vous et moi savons bien que ces deux chercheurs d’or n’ont rien à voir avec Jules Rostaing et Telory, n’est-ce pas ?
Jules Rostaing, né en 1824, est un auteur prolifique tout au long du XIXe siècle : livrets d’opéra comique, ouvrages sur le jeu du billard et la magie — sous divers pseudonymes dont celui, surprenant, de Mme J-J Lambert — et de nombreux récits pour enfants.
Il signe ainsi plusieurs textes qui seront illustrés par le dessinateur Armand- Louis-Henri Telory (né à Strasbourg en 1820 et mort en 1874) : La Jeunesse des marionnettes (1858), Le marquis de Carabas (1859), Le seigneur Polichinelle (1860) et Mon ami Pierrot (1860). Mais il s’agit de textes illustrés de façon plus classique pour l’époque, aucun de ces ouvrages ne ressemblant au Mirliton merveilleux.
Marqué par l’œuvre de J.J.Grandville notamment, Telory signe parfois sous le pseudonyme d’Henry Emy, en particulier dans la presse de l’époque : La Silhouette (1844-1850), Le Charivari (1846-1860), Le Journal pour Rire (1848-1850), Le Petit Journal pour Rire (1861-1874), Le Journal amusant (1863) ou encore La Chasse illustrée. On lui doit également un album sous ce nom : Mr. de la Canardière ou Les infortunes d’un chasseur par un veneur ami du héros, en 1846.
Bibliographie :
Le Mirliton Merveilleux, éditions 2024
un livre de J. ROSTAING et TELORY
Plume et crayon sont donc à l’unisson sur ce loufoque incunable du 9e art français, lequel rivalise d’inventions débridées et de mises en scène théâtrales : et ce spectacle en planches dessinées de façon magistrale mérite vraiment d’être redécouvert. — L’ÉCHO
Avec sa fraîcheur délicieusement puérile, ce n’est rien de moins qu’un jalon de la bande dessinée qui est ici exhumé. — DNA
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